
DÉMARCHE
Dans ses travaux récents, David Dallaire s'engage dans un processus de déconstruction auto-ethnographique, où la dislocation des systèmes conventionnels et culturels dominants s’inscrit dans une démarche expérimentale itérative. Il catalogue ainsi les pressions culturelles en s'inscrivant dans une écocritique des territoires urbanisés. Les concepts sont alors ajustés en fonction des informations et des matériaux accumulés, selon une logique systémique ouverte, où les processus évoluent par rétroaction circulaire, permettant un ajustement continu des idées. Par intermédialité, il interroge la matérialité sous l’angle de l’esthétisme et de l’empreinte, révélant les tensions entre ses propriétés physiques et la mémoire qu’elle transporte.
Son approche formelle repose sur une reconfiguration empirique, où chaque geste constitue une méthode spéculative visant à disséquer les codes de représentation. par des jeux d’addition et de soustraction, un dialogue se crée à travers ses dispositifs, en fonction des interactions entre les éléments internes (couleurs, mots, textures) et externes (public, espace, lumière). Ses installations immersives, déployées comme un rhizome, incitent à une exploration active, où l’interaction avec le spectateur, variant selon la subjectivité de chacun, fait évoluer la proposition initiale.